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On vient en Guadeloupe pour les plages, on repart marqué par sa faune. Sur une île, la nature animale obéit à des règles particulières : peu de grands mammifères, mais une richesse étonnante d'oiseaux, de reptiles, de crabes et surtout d'une vie marine foisonnante. C'est aussi un monde fragile, où des espèces uniques au monde côtoient des intrus introduits par l'homme.

Une faune façonnée par l'insularité

La Guadeloupe illustre une loi de la biogéographie : sur une île, les grands mammifères terrestres sont quasi absents (les seuls mammifères réellement indigènes sont les chauves-souris). En revanche, l'isolement a favorisé l'apparition d'espèces endémiques — que l'on ne trouve nulle part ailleurs — et fait de l'archipel une étape majeure pour les oiseaux migrateurs. Résultat : une faune où l'on observe surtout des oiseaux, des reptiles, des crustacés, des insectes, et une vie sous-marine spectaculaire.

Les grandes catégories

  • Les oiseaux : la star est le pic de la Guadeloupe, le seul oiseau endémique de l'île ; on croise partout le petit sucrier à ventre jaune, des colibris vifs comme l'éclair, et sur les côtes frégates et pélicans.
  • Les reptiles : l'iguane des Petites Antilles, emblème menacé, les anolis omniprésents, et le rarissime serpent couresse, inoffensif et au bord de l'extinction.
  • Les crabes et crustacés : le crabe de terre, héros du plat de Pâques, et toute une faune des mangroves et des rivières (ouassous).
  • La faune marine : tortues, poissons de récif multicolores, raies, et les grands cétacés au large.
  • Les indésirables : la mangouste, le rat et l'iguane commun, introduits par l'homme, qui menacent les espèces locales.

Emblèmes et symboles

Deux animaux incarnent la nature guadeloupéenne. Le raton laveur a longtemps été l'emblème du Parc national de la Guadeloupe (même si la science a depuis débattu de son origine, possiblement introduite plutôt qu'endémique). Et l'iguane des Petites Antilles, grand lézard vert-gris, est devenu le symbole de la lutte pour préserver une biodiversité unique. Tous deux racontent la même histoire : celle d'une nature insulaire précieuse et vulnérable.

Une biodiversité sous pression

La faune guadeloupéenne est fragile. Les espèces endémiques (iguane, couresse, pic) souffrent de la destruction des habitats et surtout des espèces introduites : la mangouste, lâchée autrefois pour chasser rats et serpents, est devenue un fléau ; l'iguane commun, venu d'ailleurs, supplante et hybride l'iguane local. À cela s'ajoutent le poisson-lion (envahisseur venimeux des récifs) et les sargasses. D'où l'importance des réserves naturelles et du Parc national, qui protègent ce qui peut l'être.

Où observer la faune

Vous voulez voir…Allez vers…
Oiseaux et forêtLe Parc national (Basse-Terre), la mangrove
Iguanes des Petites AntillesLa réserve de Petite Terre, La Désirade
TortuesMalendure, herbiers (en snorkeling)
CétacésSorties en mer sur la Côte-sous-le-Vent
Crabes et oiseaux d'eauLe Grand Cul-de-Sac Marin (mangrove)

Observer sans nuire

  • On regarde, on ne touche pas, on ne nourrit pas : nourrir la faune sauvage la met en danger.
  • On garde ses distances avec les tortues, les iguanes et les oiseaux nicheurs.
  • On respecte les réserves (pas de prélèvement, pas de dérangement).
  • Attention à quelques espèces : le scolopendre (mille-pattes à la morsure douloureuse) et, en mer, le poisson-lion et les oursins.
  • On ne ramène aucun animal ni coquillage : beaucoup sont protégés.

Questions fréquentes

Y a-t-il de grands animaux sauvages dangereux ?

Non : pas de grands prédateurs terrestres. Les seuls mammifères indigènes sont les chauves-souris. La prudence concerne surtout quelques espèces marines et le scolopendre.

Quel est l'animal emblème de la Guadeloupe ?

Le raton laveur (longtemps symbole du Parc national) et l'iguane des Petites Antilles, devenu emblème de la biodiversité menacée.

Y a-t-il des serpents dangereux ?

Non : le serpent local, la couresse, est inoffensif et très rare. La Guadeloupe n'a pas de serpent venimeux comme la Martinique.

Quel est le seul oiseau endémique ?

Le pic de la Guadeloupe, un pic noir que l'on ne trouve que sur l'archipel.

Où voir des iguanes ?

À la réserve de Petite Terre et sur La Désirade, refuges de l'iguane des Petites Antilles.

Peut-on voir des baleines et des dauphins ?

Oui, au large de la Côte-sous-le-Vent, dans le sanctuaire marin Agoa.

Qu'est-ce que la mangouste fait là ?

Elle a été introduite autrefois contre les rats et serpents ; devenue envahissante, elle menace la faune locale.

Quels animaux menacent la biodiversité locale ?

Les espèces introduites : mangouste, rat, iguane commun, et en mer le poisson-lion.

Peut-on rapporter coquillages ou animaux ?

Non : de nombreuses espèces sont protégées et tout prélèvement est à proscrire.