Séjour à Lamentin
Vivre à Lamentin, la campagne aux portes de la ville
Vivre à Lamentin, la campagne aux portes de la ville
À quinze minutes de Jarry mais en pleine campagne, Lamentin cumule les atouts : proximité de l’emploi, cadre rural préservé, foncier encore raisonnable et population jeune. C’est l’une des rares communes du Nord Basse-Terre à gagner des habitants — un centre résidentiel discret mais de plus en plus prisé.
Une eau naturellement chaude à 33 °C, soit la température du corps, qui jaillit des entrailles volcaniques du nord Basse-Terre et qu'on peut venir savourer dans des bassins aménagés, au milieu de la verdure tropicale : c'est l'Espace Thermoludique René-Toribio de Ravine Chaude, à Lamentin. À mi-chem...
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Vivre à Lamentin, la campagne aux portes de la ville
À quinze minutes de Jarry mais en pleine campagne, Lamentin cumule les atouts : proximité de l’emploi, cadre rural préservé, foncier encore raisonnable et population jeune. C’est l’une des rares communes du Nord Basse-Terre à gagner des habitants — un centre résidentiel discret mais de plus en plus prisé.
Lamentin occupe une place singulière sur la côte nord de la Basse-Terre. Troisième commune la plus peuplée de l’agglomération du Nord Basse-Terre, avec environ 16 000 habitants, elle est surtout l’une des seules du territoire à connaître une croissance démographique positive, là où la plupart des communes voisines perdent des habitants. La raison tient à sa géographie : Lamentin est frontalière des grandes zones urbaines de Baie-Mahault, de Pointe-à-Pitre et des Abymes, et traversée par les axes routiers principaux. Ce qui aurait pu être une simple commune de passage est devenu un atout majeur.
Car ici, on accède aux bassins d’emploi en moins de vingt minutes — Jarry, première zone d’activités des Antilles, n’est qu’à une quinzaine de kilomètres — tout en gardant les avantages d’une commune rurale. Plus de quatre Lamentinois sur dix travaillent d’ailleurs hors de la commune, signe de cette fonction résidentielle. Lamentin offre ainsi un compromis que beaucoup recherchent en Guadeloupe : vivre au vert, au calme, sans renoncer à la proximité de la ville, des emplois et des services. C’est exactement le profil recherché par les jeunes ménages qui ne veulent ni la densité et le coût de l’agglomération, ni l’éloignement des communes rurales plus lointaines. Le solde migratoire positif de la commune en témoigne : on vient s’installer à Lamentin, attiré par cet équilibre. La municipalité revendique d’ailleurs un développement « maîtrisé », soucieux de préserver le caractère rural et l’environnement tout en accueillant cette population nouvelle.
Lamentin séduit par son cadre : une commune étendue, rurale, faite de vallées, de ravines, de champs de canne et de hauteurs boisées, descendant jusqu’à la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin. On y trouve un habitat dispersé, entre le bourg — qui concentre un peu plus du quart de la population — et de nombreux quartiers et lieux-dits répartis dans la campagne. Le foncier y reste généralement plus accessible que dans les communes balnéaires de la Grande-Terre, ce qui attire les ménages en quête d’espace et de verdure à prix raisonnable, pour construire ou s’installer. Les quartiers s’échelonnent de la côte aux hauteurs, des abords de la mangrove aux sections agricoles de l’intérieur : à chacun de choisir entre la proximité du bourg et de ses commerces, ou le calme plus marqué des hauteurs verdoyantes. Cette diversité de cadres, sur un seul territoire communal, fait partie de l’attrait de Lamentin pour qui cherche à bâtir un projet de vie au vert.
La population est notablement jeune : près de trois Lamentinois sur dix ont moins de vingt-cinq ans, et le bourg affiche l’un des âges moyens les plus bas de l’île. Cette jeunesse, conjuguée à l’arrivée régulière de couples d’actifs avec enfants, donne à la commune un vrai dynamisme. Depuis les années 1990, Lamentin a accompagné ce développement : amélioration des routes et des réseaux, médiathèque, ciné-théâtre, zone d’activités — autant d’équipements qui consolident son rôle de petit centre à échelle humaine.
L’économie propre de Lamentin reste marquée par son histoire rurale : la canne à sucre occupe toujours la campagne, même si l’ancienne usine sucrière de Grosse Montagne a fermé, et la pêche se perpétue au port de Blachon. La commune mise aujourd’hui sur le tourisme vert, porté par la station thermale de Ravine Chaude et par ses paysages naturels. Mais pour l’essentiel, l’emploi des actifs se trouve dans l’agglomération voisine : c’est la réalité d’une commune résidentielle, dont la force est précisément d’être au contact immédiat du premier bassin d’emploi de l’île.
Au quotidien, vivre à Lamentin, c’est profiter d’un environnement nature — rivières, forêt, mer toute proche — et d’une ambiance de commune paisible, tout en ayant la ville à portée. Les commerces et services de proximité sont présents dans le bourg, et l’offre la plus complète (grandes surfaces, hôpitaux, administrations, lycées) se trouve à quelques minutes, dans l’agglomération. Comme toute la Basse-Terre, la commune vit avec un environnement exigeant — fortes pluies, rivières qui peuvent monter vite, risques sismique et cyclonique — et la voiture y est indispensable, d’autant que les axes peuvent être chargés aux heures de pointe.
| Repère | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| Population | ~16 000 hab. ; jeune ; en croissance |
| Situation | Côte nord Basse-Terre ; ~15 km de Jarry/PaP |
| Atout | Emploi de l’agglo à < 20 min ; cadre rural |
| Logement | Foncier raisonnable ; habitat dispersé, campagne |
| Économie | Canne, pêche, tourisme vert ; emploi vers l’agglo |
| À anticiper | Voiture, axes chargés, risques tropicaux |
Si vous ne faites que passer à Lamentin, retenez que c’est une commune nature, à vivre « côté jardin » : la source thermale de Ravine Chaude pour la détente, la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin et l’îlet Caret pour les sorties en mer, le bourg reconstruit par Ali Tur et son église classée pour le patrimoine, les hauteurs boisées pour la randonnée. C’est aussi un point de départ central pour rayonner sur la côte nord de la Basse-Terre. Le détail des visites figure sur notre page « que voir », et celui des activités sur la page « que faire ». Pour qui cherche à s’installer, Lamentin est l’un des secrets les mieux gardés du Nord Basse-Terre : la campagne, sans renoncer à la ville.