Du sable blanc à perte de vue, des cocotiers penchés vers l’eau, un lagon turquoise protégé par une barrière de corail : la plage de la Feuillère, à Marie-Galante, ressemble à la plus belle des cartes postales. Souvent citée parmi les plus belles plages de toute la Guadeloupe, elle séduit autant les familles en quête d’un bain tranquille que les amateurs de kitesurf venus dompter le vent. Voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter de ce joyau de la « Grande Galette » — et s’y baigner en sécurité.
La plage de la Feuillère : le lagon de carte postale de Marie-Galante

Un décor de paradis à l’entrée du bourg
La plage de la Feuillère se situe à Capesterre-de-Marie-Galante, juste à l’entrée du bourg, sur la côte sud-est de l’île. C’est une longue étendue de sable blanc — environ huit cents mètres, qui se prolongent bien au-delà vers le nord — bordée de cocotiers, de poiriers et de raisiniers bord de mer. Devant elle s’étend un lagon aux eaux transparentes, fermé au large par une barrière de corail qui dessine à l’horizon une ligne d’écume. Le tableau est de ceux qui font rêver : eau bleu azur, sable immaculé, palmes ondulant dans la brise. Marie-Galante, surnommée la « Grande Galette » pour sa forme arrondie, est réputée pour sa douceur de vivre et ses plages sauvages et authentiques, moins fréquentées que celles de la Grande-Terre. La Feuillère en est le plus bel exemple : un coin de paradis préservé, apprécié des photographes comme des familles, et l’une des fiertés de l’île.
Un lagon pour tous les plaisirs
La grande force de la Feuillère, c’est la diversité des plaisirs qu’elle offre, grâce à sa barrière de corail. À l’intérieur du lagon, les eaux sont calmes et peu profondes : un bonheur pour la baignade en famille, où les plus petits barbotent en toute tranquillité. Les raisiniers et les cocotiers offrent des coins d’ombre pour le farniente, et les carbets et tables de pique-nique invitent à passer la journée. Pour les amateurs de fonds marins, le lagon est un véritable aquarium naturel. Masque et tuba suffisent à découvrir, autour des récifs coralliens, un ballet de poissons multicolores et une faune sous-marine d’une belle richesse. Et pour les sportifs, la Feuillère est carrément une star : grâce à ses conditions de vent favorables, c’est l’un des plus beaux spots de kitesurf et de windsurf des Antilles. Débutants comme riders confirmés viennent y enchaîner les sessions, dans le lagon ou sur les vagues du large. Une plage où chacun trouve son rythme, de la sieste à la glisse.
La barrière de corail, gardienne du lagon
Pour bien comprendre la Feuillère, il faut s’arrêter un instant sur ce qui fait sa magie : la barrière de corail. C’est elle qui, en brisant la houle au large, crée ce lagon d’eau calme et claire où il fait si bon se baigner. Ce récif est un écosystème vivant d’une grande richesse, bâti au fil des siècles par des colonies de coraux. Il abrite une faune foisonnante : poissons-perroquets, poissons-chirurgiens, demoiselles, mais aussi oursins, étoiles de mer et quantité d’autres créatures qui trouvent refuge dans ses anfractuosités. Cette barrière est aussi un patrimoine fragile, qu’il convient de respecter. En faisant du snorkeling, on évite de toucher ou de piétiner les coraux, qui mettent des années à se former et meurent au moindre contact répété. On privilégie une crème solaire respectueuse de l’environnement marin, dont les filtres ne polluent pas l’eau. On ne prélève ni coquillage ni corail, et l’on remporte tous ses déchets. Ces gestes simples permettent de préserver ce trésor naturel pour les générations futures — et de continuer à profiter, demain encore, de la beauté du lagon. Observer sans détruire, c’est la plus belle façon d’honorer un tel site.
En pratique
| Critère | À retenir |
|---|---|
| Situation | Entrée du bourg de Capesterre-de-Marie-Galante (côte sud-est) |
| La plage | ~800 m+ de sable blanc, cocotiers et raisiniers; lagon turquoise |
| Baignade | Calme et peu profonde dans le lagon; plus agitée à l’entrée (rochers) |
| Activités | Kitesurf, windsurf, snorkeling, plongée; farniente, pique-nique |
| Équipements | Carbets, tables, parking, douches, restaurants à proximité |
| Accès | Depuis Grand-Bourg, D203 vers Capesterre; parking avant le bourg |
| Prudence | Rester dans le lagon; vagues au large; chutes de noix de coco |
| À emporter | Masque/tuba, crème solaire, eau, de quoi pique-niquer |
Se baigner en sécurité
La plage de la Feuillère est réputée relativement agitée, et il importe de comprendre sa configuration pour en profiter sereinement. À son entrée, l’eau peut être plus remuante et agrémentée de quelques rochers; mais dès que l’on gagne le cœur du lagon, on retrouve des eaux calmes et accueillantes. La règle d’or est donc simple : rester à l’intérieur du lagon, protégé par la barrière de corail. Au-delà de celle-ci, au large, les courants et les vagues peuvent être dangereux — cette zone est réservée aux pratiquants de glisse expérimentés et encadrés. Quelques autres précautions complètent ce tableau. La plage n’est généralement pas surveillée : on garde donc un œil attentif sur les enfants, même dans l’eau peu profonde. Méfiez-vous aussi d’un danger inattendu mais bien réel sous les cocotiers : la chute des noix de coco, que le vent peut détacher. Mieux vaut ne pas étendre sa serviette juste sous les fruits mûrs. Enfin, comme partout sous les tropiques, protégez-vous du soleil et hydratez-vous régulièrement. Avec ces quelques réflexes, la Feuillère reste une plage parfaitement adaptée à la détente en famille.
Les anses voisines à découvrir
La Feuillère fait partie d’un littoral sud-est particulièrement généreux en plages. En s’étirant vers le nord, la même bande de sable prend d’ailleurs le nom de plage de Taliseronde, longue étendue plus sauvage, bordée de raisiniers et elle aussi protégée par la barrière de corail. Plus discrète, parfois déserte, elle invite aux longues promenades — mais l’ombre y est plus rare, et il faut bien se protéger du soleil. C’est aussi un site de ponte des tortues : si vous avez la chance d’en croiser les traces, gardez vos distances et ne touchez à rien. En poursuivant l’exploration de la côte, vers le sud cette fois, on découvre d’autres trésors. Tout près, la plage de Petite-Anse, prisée des familles locales pour son eau peu profonde, mérite le petit crochet. Plus loin, le long des falaises, des criques sauvages et confidentielles — dont une jolie anse à l’eau turquoise accessible à pied — récompensent les marcheurs, à condition de rester prudent face à des eaux parfois agitées hors des lagons. Marie-Galante regorge ainsi de plages à la beauté variée, et la Feuillère constitue le point de départ idéal pour les découvrir.
Une plage qui vit au rythme de l’île
Au-delà de sa beauté, la Feuillère est une plage profondément ancrée dans la vie marie-galantaise. Moins envahie par les touristes que d’autres sites de l’archipel, elle reste le lieu de rendez-vous des habitants, qui aiment s’y retrouver en famille. Elle s’anime tout particulièrement lors des grandes occasions — les fêtes de fin d’année, Pâques —, quand les Marie-Galantais investissent le sable pour des journées conviviales. Le reste du temps, elle conserve une quiétude qui fait tout son charme. S’y baigner, c’est donc goûter à l’authenticité de cette île paisible, réputée pour sa douceur de vivre et la chaleur de ses habitants. La Feuillère s’intègre par ailleurs dans un environnement riche : non loin se trouvent la mangrove de Folle Anse, des moulins témoins du passé sucrier de l’île, le bourg de Capesterre et ses commerces, et les fameuses distilleries de rhum agricole qui font la réputation de Marie-Galante. Une journée à la Feuillère peut ainsi se prolonger par la découverte du patrimoine et du terroir local, pour une immersion complète dans l’âme de la « Grande Galette ».
Rejoindre Marie-Galante et organiser sa journée
La plage de la Feuillère implique un petit voyage, et c’est aussi ce qui en fait le charme. Marie-Galante se rejoint en bateau depuis la Guadeloupe continentale, par des liaisons maritimes régulières au départ notamment de Pointe-à-Pitre, en moins d’une heure de traversée. Une fois sur l’île, mieux vaut disposer d’un véhicule pour rayonner à son rythme : depuis Grand-Bourg, la principale ville, on rejoint Capesterre et la Feuillère en une vingtaine de minutes par la route. L’idéal est de consacrer au moins une journée entière à l’île, voire d’y passer la nuit pour goûter pleinement sa quiétude. On peut alors organiser sa journée autour de la plage : une matinée de baignade et de snorkeling à la Feuillère, un déjeuner les pieds dans le sable, puis l’après-midi consacré à la découverte de l’intérieur — distilleries, moulins, bourgs. Pensez à venir en saison favorable et à vérifier la météo et l’état de la mer, surtout si vous comptez pratiquer un sport nautique. Et n’oubliez pas que sur cette île tranquille, le maître mot est de prendre son temps : la Feuillère se savoure sans hâte, au rythme nonchalant de Marie-Galante.
Note pour les visiteurs de passage
La plage de la Feuillère est un incontournable absolu d’un séjour à Marie-Galante, et mérite à elle seule la traversée depuis la Guadeloupe continentale. Pour en profiter pleinement : baignez-vous à l’intérieur du lagon, où l’eau est calme, et n’en sortez pas à cause des courants du large. Emportez masque et tuba pour explorer les fonds, de la crème solaire, de l’eau et un pique-nique — les carbets sont parfaits pour cela. Surveillez les enfants, la plage n’étant pas toujours surveillée, et évitez de vous installer sous les cocotiers chargés de fruits. Les amateurs de kitesurf trouveront ici un terrain de jeu d’exception. Profitez-en pour découvrir le bourg de Capesterre et, pourquoi pas, une distillerie. Vous repartirez avec l’image d’un lagon parfait — et l’envie, sans doute, de revenir.
Questions fréquentes
Où se trouve la plage de la Feuillère ?
À l’entrée du bourg de Capesterre-de-Marie-Galante, sur la côte sud-est de l’île. Depuis Grand-Bourg, on rejoint la D203 vers Capesterre; le parking se trouve sur la droite avant la ville.
La baignade y est-elle sûre ?
Oui, à l’intérieur du lagon, où l’eau est calme et peu profonde. Il ne faut pas sortir au-delà de la barrière de corail, où les courants et les vagues peuvent être dangereux.
Peut-on faire du snorkeling ?
Absolument : le lagon est un véritable aquarium naturel, avec récifs coralliens et poissons multicolores. Masque et tuba suffisent pour en profiter, en restant dans le lagon.
Est-ce une plage pour les enfants ?
Oui, le lagon offre une eau calme et peu profonde idéale pour les plus jeunes. La plage n’est toutefois généralement pas surveillée : gardez les enfants à l’œil.
Y a-t-il des équipements ?
Oui : carbets, tables de pique-nique, parking, douches, et des restaurants à proximité. La plage est en partie ombragée par les cocotiers et les raisiniers.
Pourquoi est-elle prisée des kitesurfeurs ?
Grâce à ses conditions de vent favorables et à son lagon, c’est l’un des meilleurs spots de kitesurf et de windsurf des Antilles, adapté aux débutants comme aux confirmés.

