Que voir à Capesterre
À Capesterre-de-Marie-Galante, le balcon est de la Grande Galette
À Capesterre-de-Marie-Galante, le balcon est de la Grande Galette
Tournée vers l’Atlantique à la pointe sud-est de Marie-Galante, Capesterre aligne toits rouges, lagon turquoise et campagne cannière. Entre la célèbre plage de la Feuillère, le moulin de Bézard, la grotte du Morne-Rita et ses fresques colorées, c’est l’une des plus jolies portes de la « Grande Galette ».
La Plage de la Feuillère, située sur l’île de Marie-Galante, est une des plages les plus appréciées pour son cadre enchanteur et sa tranquillité. Avec son sable blanc immaculé, ses eaux turquoise et son ambiance authentique, elle invite à la détente tout en offrant des activités adaptées aux amateur...
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À Capesterre-de-Marie-Galante, le balcon est de la Grande Galette
Tournée vers l’Atlantique à la pointe sud-est de Marie-Galante, Capesterre aligne toits rouges, lagon turquoise et campagne cannière. Entre la célèbre plage de la Feuillère, le moulin de Bézard, la grotte du Morne-Rita et ses fresques colorées, c’est l’une des plus jolies portes de la « Grande Galette ».
Capesterre-de-Marie-Galante — que tout le monde appelle simplement Capesterre — occupe la pointe sud-est de l’île, face à l’océan Atlantique. Son nom vient de « cabesterre », vieux mot de marine désignant une terre exposée aux vents d’est. Avec environ 3 300 habitants, c’est la troisième commune de Marie-Galante, et la plus orientale. Le bourg, ramassé au bord de l’eau, déroule ses maisons créoles aux toits rouges qui tranchent sur l’horizon turquoise ; depuis le morne des Pères, à mi-hauteur, le panorama sur le village, la mer et la barrière de corail est superbe.
Le cœur du bourg s’organise autour de la place de l’église, qui accueille un petit marché et, une fois l’an, la fête des cuisinières. L’église Sainte-Anne, inscrite à l’inventaire du patrimoine, veille sur le village reconstruit après l’ouragan de 1928. Capesterre se distingue aussi par ses façades : depuis 2021, un festival de street-art a couvert les murs du bourg de fresques colorées, signées d’artistes antillais et métropolitains, qui donnent une vraie gaîté à la flânerie. On visite l’église avec discrétion, hors des offices.
À l’entrée du bourg s’étend la plage de la Feuillère, souvent citée parmi les plus belles de Marie-Galante, voire de toute la Guadeloupe. Sur près d’un kilomètre, son sable blanc et son lagon turquoise, protégé par la barrière de corail — les « cayes » —, offrent une eau calme et limpide, idéale pour la baignade en famille comme pour le snorkeling. Quand les alizés se lèvent, les voiles colorées des kitesurfeurs viennent animer l’horizon. C’est la grande carte postale de la commune.
Capesterre compte d’autres plages, plus discrètes : la plage de Petite-Anse, la plage des Galets, ou la sauvage Anse Feuillard. Toutes sont protégées par les barrières coralliennes qui ourlent la côte est et garantissent des eaux abritées des vagues de l’Atlantique. Une réserve, toutefois : par sa position à l’est, Capesterre est la commune la plus exposée de l’archipel aux échouages de sargasses, ces algues brunes qui peuvent, selon les saisons, altérer certaines plages — mieux vaut se renseigner avant de choisir sa crique (voir notre page « ce qu’on peut y faire »).
Marie-Galante est surnommée « l’île aux cent moulins », et c’est à Capesterre que se dresse le plus emblématique d’entre eux : le moulin de Bézard. Édifié en 1840 et classé monument historique, c’est l’un des rares moulins à vent de l’île à avoir conservé son mécanisme de broyage de la canne ; restauré, il offre un témoignage saisissant de l’époque sucrière. Tout autour, la campagne cannière — que les Capesterriens appellent simplement « la campagne » — s’étend sur un plateau vallonné, parsemé d’anciens moulins et de vestiges de plantations.
La commune abrite aussi la distillerie de Sainte-Croix, héritière de ce passé sucrier, où se perpétue la fabrication du rhum agricole de Marie-Galante — à découvrir avec modération, l’abus d’alcool étant dangereux pour la santé. Les indigoteries de Grand Fond, du Gouffre et de Morne-à-Bœuf, classées monuments historiques, rappellent quant à elles que l’île a aussi vécu de la teinture végétale. C’est tout un patrimoine agricole et industriel qui se lit ici, dans le paysage.
Au nord de la commune, la côte se fait plus sauvage : l’océan a creusé dans les falaises calcaires les « Galeries », formations rocheuses spectaculaires que l’on découvre au fil des sentiers du littoral. Le point culminant de toute l’île, le morne Constant, à environ 204 mètres, se trouve au nord de Capesterre et offre de beaux panoramas. C’est une nature de plateau, de mornes et de falaises, plus rude et plus secrète que les plages du bourg.
Le trésor caché de la commune est sans doute la grotte du Morne-Rita, grotte ornée classée monument historique qui abrita des peuplements amérindiens entre le IXe et le XVIe siècle. Elle témoigne de la présence précolombienne sur l’île, bien antérieure à l’arrivée des Européens. Entre patrimoine amérindien, mémoire sucrière et paysages de falaises, Capesterre dévoile une facette plus profonde et plus ancienne de Marie-Galante — celle d’une île habitée depuis des siècles.
| À voir | Ce que c’est |
|---|---|
| Plage de la Feuillère | ~1 km, lagon turquoise, barrière de corail |
| Église Sainte-Anne | Inscrite ; place du marché, fresques du bourg |
| Moulin de Bézard | Moulin à vent 1840, classé MH ; mécanisme |
| Grotte du Morne-Rita | Grotte ornée classée MH ; amérindienne |
| Les Galeries | Falaises sculptées au nord ; morne Constant |
| Indigoteries | Grand Fond, Le Gouffre, Morne-à-Bœuf (MH) |
Capesterre se découvre à pied pour le bourg — place de l’église, fresques, front de mer — puis en voiture ou à vélo pour la campagne, le moulin de Bézard, les falaises et les plages, les distances sur l’île étant courtes. À contempler : la plage de la Feuillère, l’église Sainte-Anne et les fresques, le moulin de Bézard, la grotte du Morne-Rita et les Galeries du nord. Abordez l’église avec discrétion et les sites classés avec respect. La page « ce qu’on peut y faire » détaille la baignade, le snorkeling, le kitesurf et les randonnées ; la page « séjour » s’adresse à qui veut s’installer. À quinze minutes de Grand-Bourg, Capesterre est une étape lumineuse et authentique de la Grande Galette.