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La Plage de l’Autre Bord, située dans la commune du Moule en Grande-Terre, est une plage populaire pour les familles et les amateurs de sports nautiques.

La Plage de l’Autre Bord se trouve dans le centre-ville du Moule, sur la côte nord-est de Grande-Terre. Facilement accessible en voiture, elle dispose d’un grand parking ainsi que de nombreux aménagements qui la rendent particulièrement accueillante pour les familles. Située à proximité du centre-ville, elle bénéficie également de la proximité de nombreux restaurants, boutiques et attractions.

Plage de l'Autre Bord : une plage familiale

Avec son sable clair et ses eaux turquoise, la plage de l'Autre Bord est la grande plage du Moule. Une barrière de corail la protège et casse la houle de l'Atlantique : près du bord, il ne reste que des vaguelettes. L'eau peu profonde en fait une plage très appréciée des parents avec de jeunes enfants. Les cocotiers et les raisiniers donnent de l'ombre, et les carbets permettent de pique-niquer à l'abri du soleil. La plage dispose aussi de douches et de toilettes, ce qui facilite les journées en famille.

Ce qui distingue la plage de l'Autre Bord, c'est qu'elle se trouve en ville. Les Mouliens y viennent après le travail ou le week-end, si bien que la plage reste animée sans être une plage touristique. Autour, on trouve des terrains de tennis et de football, et une aire de jeux pour les enfants dans le parc voisin. Les restaurants et snacks installés à proximité servent des grillades, de la cuisine créole et de la cuisine italienne, ce qui permet de passer la journée sur place sans prévoir de glacière.

Sa situation, à quelques minutes du centre-ville du Moule, permet de prolonger la journée dans les rues commerçantes, les restaurants et les boutiques de la commune. La plage de l'Autre Bord est ainsi un lieu vivant, profondément ancré dans la vie quotidienne du Moule, que l'on peut aussi associer aux événements culturels et festifs de la commune.

Activités et points d'intérêt

La baignade est l'activité principale : à l'abri du récif, l'eau calme et peu profonde convient aux enfants comme aux nageurs qui cherchent la tranquillité. Le long du récif, les amateurs de masque et tuba peuvent observer les poissons du lagon.

Aux extrémités de la plage, où la barrière de corail protège moins le rivage, les vagues attirent les surfeurs. Le Moule est d'ailleurs l'une des communes de référence du surf en Guadeloupe.

Les familles profitent de l'aire de jeux du parc voisin et des terrains de sport, tandis que le front de mer se prête aux balades en bord de mer, avec la vue sur l'océan et les éoliennes au loin.

Que voir à proximité

À moins d'un kilomètre de la plage, au lieu-dit Morel, le parc Ouatibi-Tibi s'étend sur plus de 7 hectares au bord du lagon. Ce parc archéologique associe espaces de promenade, parcours sportif et alignements de pierres laissés par les civilisations amérindiennes, ce qui permet de passer de la baignade à l'histoire en quelques minutes à pied.

Les marcheurs peuvent suivre le littoral jusqu'à la Porte d'Enfer du Moule, à ne pas confondre avec celle d'Anse-Bertrand. Le sentier part de l'Autre Bord, traverse le parc Ouatibi-Tibi, longe la plage de Montal, protégée par deux barrières de corail successives, puis l'Anse à la Bouelle, plus sauvage, avant de grimper vers les falaises. La randonnée aller-retour compte 11,4 km pour une centaine de mètres de dénivelé : il faut prévoir environ 3 h 30, de l'eau et un maillot de bain.

À environ 4 km à vol d'oiseau, au sud-ouest de la plage, la distillerie Damoiseau occupe l'ancienne habitation Bellevue. C'est la dernière distillerie encore en activité sur la Grande-Terre. Un parcours fléché mène jusqu'au moulin, puis la visite se termine à la Cabane à rhum, où l'on peut faire une dégustation. La distillerie ouvre du lundi au samedi et demande de réserver la visite par téléphone. À une distance comparable, vers l'ouest, le musée départemental Edgar-Clerc, route de la Rosette, présente des poteries, des parures et des outils qui retracent l'histoire des peuples amérindiens de l'archipel. L'entrée est gratuite et le musée ouvre du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.

Conseils et pratiques pour les visiteurs

On peut profiter de la plage toute l'année, mais le carême, la saison sèche qui s'étend de décembre à mai, offre les conditions les plus favorables : les journées sont plus ensoleillées et la mer est généralement plus calme. Trois petits parkings desservent la plage. Ils se remplissent vite le week-end, il vaut donc mieux arriver tôt.

Les douches, les toilettes et les carbets assurent le confort sur place. Pour une journée réussie, prévoyez de l'eau, des jeux pour les enfants et une protection solaire, car la réverbération sur le sable est forte. Évitez de marcher sur le récif et de toucher les coraux : ils sont fragiles et peuvent provoquer des coupures.

Même si la plage est aménagée, il est essentiel de respecter sa propreté. Ramenez vos déchets et contribuez à préserver ce lieu, pour que chacun puisse continuer à en profiter.

Anecdote : la plage où est né Le Moule

Le nom de la plage ressemble à une simple indication de chemin, mais il raconte la naissance de la ville. Dans les années 1680, le gouverneur de la Guadeloupe envoie une expédition peupler le nord de la Grande-Terre. Selon la légende retenue par la commune, le convoi est mené par un Irlandais nommé Mool, qui aurait laissé son nom au lieu. Les colons ne s'installent pas là où se trouve le centre actuel : le premier bourg s'élève de l'autre côté de la rivière d'Audoin, sur la rive de l'actuelle plage, autour d'une église dédiée à Saint-Jean-Baptiste.

Avec la prospérité sucrière, la ville se développe sur l'autre rive. Le bourg d'origine devient alors, pour les Mouliens, le quartier « de l'autre bord ». Pendant près de trois siècles, le Vieux Moule disparaît sous la végétation, puis sous les maisons.

Le site refait surface en 2007, au moment où un projet de lotissement doit être construit route de la Plage. Avant les travaux, les archéologues de l'Inrap, dirigés par Thomas Romon, fouillent le terrain de mai 2007 à février 2008 et y retrouvent les traces du premier établissement colonial du Moule. Les familles qui étendent aujourd'hui leur serviette sur le sable de l'Autre Bord se trouvent donc à quelques pas du berceau de la ville.

FAQ

La plage de l'Autre Bord convient-elle aux jeunes enfants ? Oui. La barrière de corail calme la mer et l'eau reste peu profonde près du bord, ce qui en fait l'une des plages familiales du Moule.

L'accès à la plage est-il payant ? Non, l'accès à la plage est gratuit.

Quels équipements trouve-t-on sur place ? La plage dispose de douches, de toilettes et de carbets ombragés pour pique-niquer. Une aire de jeux et des terrains de sport se trouvent juste à côté.

Peut-on surfer à la plage de l'Autre Bord ? Oui, mais seulement aux extrémités de la plage, là où le récif laisse passer les vagues. Au centre, l'eau calme est réservée à la baignade.

Où se garer pour aller à la plage ? Trois petits parkings desservent la plage. Le week-end, mieux vaut arriver tôt pour trouver une place.

Quelle est la meilleure période pour venir ? La plage se fréquente toute l'année, mais le carême, de décembre à mai, offre plus de soleil et une mer généralement plus calme.

Peut-on manger sur place ? Oui, des restaurants et des snacks installés à proximité servent des grillades, de la cuisine créole et de la cuisine italienne.

D'où vient le nom « l'Autre Bord » ? Le premier bourg du Moule a été fondé sur cette rive de la rivière d'Audoin. Quand la ville s'est développée sur l'autre rive, les Mouliens ont pris l'habitude d'appeler ce quartier « l'autre bord

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