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Le Saut d'Acomat, à Pointe-Noire, est l'une des cascades les plus célèbres de la Guadeloupe. Son bassin d'eau émeraude niché en pleine forêt tropicale en a longtemps fait un havre de paix prisé des amateurs de nature et de baignade en rivière. Un point essentiel avant toute chose : l'accès au site est aujourd'hui interdit par arrêté municipal, pour des raisons de sécurité. Cet article vous explique ce qu'était ce lieu, pourquoi il est fermé, les dangers réels qu'il présente, et vers quelles alternatives ouvertes vous tourner pour profiter de la nature guadeloupéenne en toute sérénité.

Présentation du Saut d'Acomat

Le Saut d'Acomat est une chute d'une dizaine de mètres (de 9 à 12 m selon les sources), située sur la rivière Grande Plaine, sur la commune de Pointe-Noire, au cœur de la forêt tropicale de la côte-sous-le-vent de Basse-Terre. Elle se déverse dans une large vasque naturelle creusée dans la roche, aux eaux allant du turquoise au vert émeraude — une véritable piscine naturelle qui a fait sa réputation.

Pendant des décennies, le site a été l'un des bains de rivière favoris des Guadeloupéens, un lieu convivial où l'on se retrouvait volontiers le dimanche pour un moment de fraîcheur. C'est cette même fréquentation, conjuguée à un environnement instable, qui a fini par imposer sa fermeture.

Accès : un site aujourd'hui interdit

L'accès au Saut d'Acomat est actuellement fermé par arrêté municipal. La décision répond à des risques bien réels : éboulements, coulées de boue et crues soudaines de la rivière, particulièrement en saison des pluies. Sur place, le site s'est dégradé et le sentier autrefois emprunté par les baigneurs n'est plus praticable en sécurité.

Concrètement, la baignade, les sauts depuis les rochers et la simple présence sur le site sont proscrits. Avant d'envisager toute visite, renseignez-vous sur l'évolution de l'arrêté auprès de la mairie de Pointe-Noire : tant qu'il est en vigueur, il faut y renoncer.

Pourquoi tant de prudence : les dangers du site

Plusieurs raisons expliquent cette fermeture et la vigilance qu'exige ce type de cascade.

Les sauts et plongeons, longtemps pratiqués par les plus téméraires, sont formellement interdits : le fond du bassin est encombré de blocs rocheux et la chute crée des courants pouvant provoquer des tourbillons avec un effet d'aspiration. Des accidents graves, parfois mortels, y ont été recensés au fil des années.

Les crues soudaines constituent l'autre grand danger : après de fortes pluies, le niveau et le débit de la rivière peuvent monter très vite. Une eau qui devient trouble ou marron est le signe d'une crue en cours — le site devient alors dangereux. Enfin, les roches autour du bassin sont naturellement glissantes, et le deviennent davantage par temps humide.

À proximité : des alternatives ouvertes

Le site étant fermé, voici de belles options accessibles et sécurisées autour de Pointe-Noire.

LieuÀ découvrir
La Cascade aux Écrevisses (Route de la Traversée)La cascade la plus accessible de l'île, aménagée et gérée par le Parc national : l'alternative la plus simple pour un bain de rivière (à éviter toutefois après de fortes pluies).
La Maison du Cacao (Pointe-Noire)Sur la N2 : la découverte du cacao, de la fève à la tablette, avec dégustations — une visite idéale en famille.
La plage Caraïbe (Pointe-Noire)Toute proche : une plage pour la baignade en mer, en alternative sûre au bain de rivière.
Grande Anse et la plage de la Perle (Deshaies)Au nord : deux des plus belles plages de la côte-sous-le-vent, parfaites pour la détente.
La Réserve Cousteau et la plage de Malendure (Bouillante)Au sud : snorkeling et plongée parmi les plus beaux fonds marins de la Guadeloupe.

L'anecdote : la piscine du dimanche

Pendant des décennies, le Saut d'Acomat a été bien plus qu'un site touristique : c'était l'un des bains de rivière préférés des Guadeloupéens. Le dimanche, familles et amis des communes voisines s'y retrouvaient pour un moment de fraîcheur autour de sa vasque émeraude, véritable piscine naturelle creusée dans la roche. Cette couleur si particulière, du turquoise au vert profond selon la lumière, tient à la composition minérale de la rivière Grande Plaine qui l'alimente.

C'est aussi cette popularité qui a fini par poser problème : sauts imprudents, accidents parfois mortels, éboulements et crues soudaines ont conduit la municipalité à en fermer l'accès. Le site reste gravé dans la mémoire collective de l'île — mais se contemple aujourd'hui à distance, en attendant, peut-être, une réouverture sécurisée.

Questions fréquentes

Peut-on accéder au Saut d'Acomat aujourd'hui ?

Non. L'accès est interdit par arrêté municipal, en raison de risques d'éboulements, de coulées de boue et de crues soudaines. Renseignez-vous auprès de la mairie de Pointe-Noire sur toute évolution avant d'envisager une visite.

Peut-on s'y baigner ou sauter dans le bassin ?

Non. La baignade et surtout les sauts y sont interdits et dangereux : le fond du bassin est encombré de blocs rocheux et la chute peut créer des tourbillons avec un effet d'aspiration. Des accidents mortels y ont été recensés.

Où se trouve le Saut d'Acomat ?

À Pointe-Noire, sur la rivière Grande Plaine, à l'est de la route nationale 2 entre Mahaut et Pointe-Noire, au lieu-dit Les Plaines, sur la côte-sous-le-vent de Basse-Terre.

Quelles alternatives pour se baigner en pleine nature ?

La Cascade aux Écrevisses, sur la Route de la Traversée, aménagée et gérée par le Parc national, est l'option la plus accessible pour un bain de rivière. En mer, la plage Caraïbe à Pointe-Noire ou les plages de Deshaies offrent une baignade sécurisée.

Le site est-il adapté aux familles ?

Il est actuellement fermé et ne peut donc pas être recommandé. Pour une sortie nature en famille, privilégiez les alternatives sécurisées comme la Cascade aux Écrevisses ou les plages de la côte-sous-le-vent.